Bucarest a connu de nombreux changements architecturaux et urbains depuis sa fondation au XVe siècle. Ceux-ci font partie d’une évolution normale de la cité, on sait que nos traditions latines communes reposent sur la reconstruction de la ville sur la ville.
Cette nécessaire « reconstruction », nous en sommes tous convaincus, doit être accompagnée et contrôlée, elle ne peut être anarchique. C’est à cette condition qu’on limitera le vandalisme ou les abus et les erreurs irrémédiables des uns et des autres (Etats et municipalités compris).
Toutes les transformations doivent être pensées et harmonieusement intégrées dans le tissu de la cité et chaque période pourra ainsi laisser sa trace. En effet, le patrimoine ne se limite pas au passé – c’est là toute la difficulté –, il est aussi une constituante de l’avenir… Notre recul, notre œil ne sont pas suffisamment ajustés pour en juger dès aujourd’hui. Seules les générations futures pourront trancher et dans un contexte sûrement différent du nôtre.








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